Bordeaux-Cartierville en un coup d’oeil

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Géographie et historique du quartier

Territoire Laurentien/Grenet

Bordeaux-Cartierville en un coup d’oeil
« Bordeaux-Cartierville s’étend le long de la Rivière-des-Prairies, à l’extrémité nord-ouest de Montréal. Il est délimité par le chemin de fer du Canadien Pacific en direction de St-Jérôme, au nord-est, ce qui correspond aux limites actuelles du quartier Ahuntsic. Il est également bordé par l’arrondissement de Saint-Laurent, au sud-est, et par le secteur de Saraguay, à l’extrémité ouest. Bordeaux-Cartierville regroupe essentiellement trois quartiers Cartierville: Bordeaux et le secteur de Saraguay, de même que la pointe nord du quartier Saint-Sulpice. »

 

Carte quartier B-C
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Formation de trois villages

« C’est en 1625 que les premiers colons s’installent le long de la Rivière-des-Prairies. Au début du XIXe siècle, le secteur connaît une croissance démographique conduisant à la constitution des premiers noyaux villageois. En 1850, l’établissement d’infrastructures autour du pont Lachapelle va créer le village de Cartierville. En fait, trois villages s’implantent sur les bords de la Rivière-des-Prairies, le long du chemin de la côte du Bord-de-l’eau (aujourd’hui le boulevard Gouin) vers l’ouest : Cartierville (l’Abord-à-Plouffe à l’origine), le Gros-Sault et Back River qui, en 1897, deviendra Ahuntsic. Bordeaux se détache de Cartierville, l’année suivante, pour devenir village indépendant. Le secteur cossu de Saraguay, à l’extrémité ouest, fera de même en 1914. Tous ces villages, sauf Saraguay, seront annexés à Montréal avant la Première Guerre mondiale. »

Bordeaux-Cartierville, lieu de villégiature

« Grâce aux traverses qui relient les deux îles (Montréal à l’île Jésus), à l’emplacement des ponts actuels, les charmes de la Rivière-des-Prairies attirent, sur les rives, des Montréalais fortunés qui en font un lieu de villégiature. Les vacanciers s’offrent le spectacle des cageux (draveurs) qui descendent le courant sur leurs trains de bois. Des membres de l’influent Montréal Hunt Club occupent de somptueuses villas dans la forêt de Saraguay. L’inauguration du chemin de fer en direction de Saint-Jérôme (1876) et l’entrée en fonction de la ligne de tramway Millen (1892) accélèrent l’urbanisation de ce secteur. Néanmoins, au début du XXe siècle, ses plages et ses boisés en font encore un lieu de villégiature important. Le boisé de Saraguay, classé arrondissement naturel en 1981, offre un aperçu de cet environnement de qualité qu’on trouvait, à cette époque, en bordure de la Rivière-des-Prairies : flore abondante, grande variété d’arbres et d’oiseaux, eau propre… À l’ouverture du parc Belmont en 1923, la ville a déjà rejoint la campagne et les jeunes viennent s’étourdir dans les manèges. L’air pur attire encore à Cartierville l’Hôpital du Sacré-Cœur, à la recherche d’un quartier salubre pour les tuberculeux. »

L’urbanisation du quartier

« Le boom résidentiel de l’après-guerre dévore les derniers périmètres de campagne. On trace des rues jusqu’aux confins du secteur. En 1959, on perce le boulevard Henri-Bourassa. Cinq ans plus tard, Saraguay, dernière enclave rurale, est annexée à Montréal. La construction de l’autoroute Métropolitaine, de l’autoroute des Laurentides et du métro, achèvera l’intégration de cet arrondissement au reste de la métropole. Déjà, un manque d’appropriation est ressenti : les gens habitent le secteur pour son cadre, mais ne l’utilisent pas. De plus, dans la foulée de la construction frénétique entourant l’Expo 67, plusieurs multi-logements sont érigés dans le secteur. »

Un quartier à deux vitesses : prospère et pauvre à la fois

« Durant les années 80, on assiste à un exode de la population vers les banlieues de la rive-nord; ce qui provoque l’arrivée massive de nouveaux immigrants attirés par des logements vacants, tout inclus et semi meublés. À première vue, le quartier reflète toujours l’image d’un quartier prospère : un revenu moyen supérieur à la moyenne montréalaise, de riches demeures le long de la Rivière-des-Prairies, une institution comme l’Hôpital du Sacré-Cœur et un premier rang comme quartier ayant le plus de verdure par habitant au mètre carré. Mais pour les intervenants locaux, le visage riche du quartier ne doit pas faire oublier son visage pauvre. En 2006, on compte près de 35% de personnes vivant une situation de faible revenu, un enfant sur deux âgé de moins de 6 ans et 28% de personnes âgées de 65 ans et plus, aussi dans cette situation. Bordeaux-Cartierville est bien devenu un quartier à deux vitesses, où l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté. »

*Textes tirés de plusieurs sources :

  • « Des quartiers à découvrir », Arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, Service de l’habitation et du développement urbain, Module des permis, Division de la préservation du patrimoine ;
  • « Guide Passeport découverte – Dimanche matin, Montréal m’attend » publié à l’occasion du 350e anniversaire de Montréal ;
  • « Phase 1 Diagnostic et plan d’intervention juin 2007 », RUI Laurentien/Grenet, « Bâtir ensemble un quartier à notre image » ;

 

Histoire administrative

Ville de Bordeaux

« La municipalité de la ville de Bordeaux est créée le 21 mars 1898 par une proclamation du procureur général de la province de Québec. À sa création, elle est désignée sous le nom de municipalité du village de Saint-Joseph-de-Bordeaux. Le 9 mars 1906, le village de Saint-Joseph-de-Bordeaux change de nom pour devenir le village de Bordeaux. L’année suivante, soit le 14 mars 1907, le village change son statut en celui de ville. Le 4 juin 1910, la province de Québec sanctionne la Loi amendant la charte de la cité de Montréal et prévoyant l’annexion, à Montréal, de la ville de Bordeaux. La municipalité de la ville de Bordeaux est limitée au nord par la Rivière-des-Prairies; au nord-est par la municipalité du village d’Ahuntsic; au sud-est par la paroisse de Saint-Laurent; et au sud-ouest par le village de Cartierville. Le mandat de la municipalité est de gérer son territoire. Bordeaux était le lieu d’origine du Comte Daeylar, riche personnage français, propriétaire de la ferme Jubinville, dans la paroisse du Sault-au-Récollet. »

Ville de Cartierville

« La ville de Cartierville est créée le 15 mars 1906 par une proclamation de l’assistant procureur général de la province de Québec. La nouvelle municipalité est alors désignée sous le nom de municipalité du village de Cartierville. Le 21 décembre 1912, le village change son statut en celui de ville, en vertu de la Loi constituant en ville le village de Cartierville et la partie adjacente de la paroisse de Saint-Laurent. Le 19 février 1914, la portion rurale et agricole du territoire de la municipalité est soustraite à la juridiction de la ville de Cartierville en vertu de la Loi constituant en corporation le village de Saraguay. Le 22 décembre 1916, la province de Québec sanctionne la Loi amendant la charte de la cité de Montréal et prévoyant l’annexion, à Montréal, de la ville de Cartierville. La ville de Cartierville est limitée au nord-ouest par la Rivière-des-Prairies; au nord-est par le quartier Bordeaux de la Ville de Montréal; au sud-est par la ville de Saint-Laurent; et au sud-ouest par le village de Saraguay. Le mandat de la municipalité est de gérer son territoire. Cartierville est ainsi nommé en l’honneur de Sir George-Étienne Cartier. »

Village de Saraguay

« Le village de Saraguay est créé le 19 février 1914 par la Loi constituant en corporation le village de Saraguay. La nouvelle municipalité est formée de la portion rurale et agricole détachée du territoire de la ville de Cartierville. Le 19 mars 1964, la cité de Montréal adopte le règlement 2926 annexant le village de Saraguay. Le règlement est approuvé le 22 avril 1964 par le lieutenant-gouverneur en conseil de la province de Québec. Le village de Saraguay est limité au nord-est par la ville de Cartierville; au sud-est par le chemin du Bois-Franc; au sud-ouest par la paroisse de Saint-Laurent; et au nord-ouest par la Rivière-des-Prairies. Le mandat de la municipalité est de gérer son territoire. »

 

 

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